Nous avons identifié, le 9 juin dernier, un abaissement inhabituel du niveau de l’étang du Goulot, avec un écoulement d’eau très important visible à proximité de la pelle centrale.
Dans les jours qui ont suivi, nous avons mis en oeuvre une solution palliative qui consiste à colmater les brèches avec de la glaise. Cette solution, que nous savions provisoire, n’a pas fonctionné. L’eau a continué à s’écouler en grande quantité. Nous sommes parvenus à contenir le phénomène en disposant un barrage en planches sur la pelle. Le niveau d’eau, au lieu de baisser de 6 cm/jour, diminue actuellement de 3 cm / jour. A l’arrivée de la période estivale, nous rentrons dans une période de tarissement de la ressource naturelle.
Parallèlement à ces solutions transitoires, le 16 juin, un hydrogéologue spécialisé a effectué des mesures très précises sur l’ensemble de la longueur de la digue. Les résultats sont très clairs : le dérèglement climatique conduit à intensifier des épisodes météorologiques (canicules, pluies fortes), et transforme les habitudes du cours d’eau en profondeur. Celui-ci a eu tendance à creuser son sillon et à passer en dessous de la digue à – 4 à -10 m. Soudainement, des brèches laissent partir une très grande quantité d’eau, qui n’est pas compensée par les arrivées. Des travaux d’ampleur plus importante doivent être prévus pour régler ce phénomène.
Des travaux d’urgence vont donc être engagés dans les meilleurs délais pour permettre de remettre en eau notre étang.
Cependant, l’eau ne remontera pas à son niveau normal cet été.
A un terme relativement proche, l’arrêt des activités autour de l’étang (pêche, baignade, kayak) risque de s’imposer.
Nous tenions à vous informer dès maintenant de cette situation.
Christian PAUL, maire, et le conseil municipal
Sous l’effet des brèches identifiées sous sa digue (et de l’évaporation liée à la canicule), l’étang du Goulot s’est progressivement asséché. Depuis les premiers symptômes, la commune, l’association et la fédération de pêche, les services de l’État sont mobilisés en permanence pour gérer cette situation de façon responsable.
L’impact économique est évident et nous demandons aux pouvoirs publics une totale solidarité avec les exploitants touristiques. Nous avons travaillé avec la « Braise du Goulot » et le « Camping du Goulot », dans le but de les aider dans cette période transitoire et difficile. Ils savent compter sur notre soutien dans l’ensemble de leurs démarches
La très grande majorité des poissons, 700 kg, ont pu être déplacés (ainsi que le cygne !) vers des plans d’eaux voisins au moment opportun, en priorité Chaumeçon, avec l’aide précieuse de la fédération de pêche. Une poche d’eau, contenant des carpes en souffrance, s’est révélée dimanche 26 juillet. L’association de pêche a tenté un sauvetage dans des conditions pas optimales. L’impact écologique sur la biodiversité est donc majeur, en dépit des efforts de tous.
La cause essentielle de cette situation est en profondeur, à plus de 5 mètres sous la digue, comme l’ont révélé les sondages électriques. Ainsi les sécheresses successives ont effrité des couches géologiques, argileuses et autres, modifiant le trajet du cours d’eau. Aucune alerte n’avait été possible vu la nature de ce phénomène.
Cette situation exige deux types de décisions, pour effectuer la remise en état dans les meilleurs délais :
- identifier avec des experts les causes précises et les différentes méthodes possibles pour retrouver l’étanchéité de l’étang en profondeur. C’est un chantier complexe, avec des choix techniques à faire sérieusement. Les autorisations préalables de la loi sur l’eau s’imposent. D’ores et déjà, le 30 juin dernier, nous avons fait appel à l’État et au Conseil régional pour mobiliser des financements de solidarité (Fonds vert et Fonds européens-FEDER).
- mettre à profit cette période pour réaliser toutes les mesures complémentaires utiles. Les avis techniques exprimés jusqu’ici divergent sur le nettoyage des étangs. Nous devrons trancher.
Nous sommes totalement déterminés, avec le soutien de tous, à sauver l’étang du Goulot sur lequel les collectivités ont beaucoup investi ces dernières années et qui doit retrouver sa santé écologique et le paysage que nous aimons !
Christian PAUL, Maire de Lormes
Et l’équipe municipale.